La garde partagée est un terme utilisé en droit de la famille pour décrire un arrangement juridique dans lequel les deux parents se voient accorder des droits égaux pour s’occuper de leur enfant. Ce n’est pas aussi facile qu’il y paraît. Certains aspects de la garde conjointe peuvent être très positifs pour les deux parents, mais elle peut aussi être un défi pour les parents qui ont des idées différentes sur la façon dont leur enfant devrait être élevé.
La principale difficulté de la garde partagée est qu’elle exige des parents qu’ils travaillent ensemble et fassent des compromis. Ce n’est pas facile à faire, et vous n’êtes peut-être pas prêt à le faire. Néanmoins, elle peut être très gratifiante si vous avez un plan solide pour élever votre enfant. Examinons de plus près ce que signifie la garde conjointe, comment la mettre en œuvre avec succès et les défis courants auxquels vous pouvez être confrontés en tant que couple en garde conjointe.
L’essentiel à retenir ℹ️
La garde partagée, appelée en droit français résidence alternée, permet à l’enfant de vivre alternativement chez ses deux parents, dans le cadre de l’autorité parentale conjointe prévue par le Code civil depuis 2002. Elle se distingue de la garde exclusive, où l’enfant réside chez un seul parent. Ce mode d’organisation exige communication, compromis et un calendrier clair entre les parents, éventuellement avec l’aide d’un médiateur familial ou d’une nounou en garde partagée.
Qu’est-ce que la garde partagée ?
La garde partagée, aussi appelée résidence alternée en droit français, est un arrangement dans lequel les deux parents ont des droits égaux pour s’occuper de leur enfant. En France, ce mode d’organisation relève de l’autorité parentale conjointe, prévue par l’article 373-2-9 du Code civil : l’enfant réside alternativement chez chacun de ses parents, selon un rythme fixé d’un commun accord ou par le juge aux affaires familiales (une semaine chez un des parents, l’autre semaine chez l’autre parent, par exemple).
En quoi la garde conjointe est-elle différente de la garde exclusive ?
La garde partagée est différente de la garde exclusive car elle exige que les deux parents s’occupent de leur enfant. Si l’un des parents a la garde exclusive, il aura le dernier mot dans les décisions importantes concernant son enfant. Cela peut signifier que l’autre parent n’a pas grand-chose à dire sur la façon dont l’enfant est élevé.
Les défis de la garde partagée
La garde conjointe n’est pas sans poser de problèmes. Vous devrez travailler en étroite collaboration avec votre ex-partenaire, ce qui peut parfois être difficile selon l’état de vos relations. Elle exige beaucoup de compromis, et il se peut que vous souhaitiez élever votre enfant d’une manière différente de celle de votre ex-partenaire.
Dans les cas de garde conjointe, il est courant que les parents aient des styles d’éducation différents. Cela peut entraîner des conflits si l’un des parents est plus strict ou plus indulgent que l’autre. Les deux parents doivent essayer de trouver un plan sur lequel ils sont tous deux d’accord, car cela facilitera grandement la coparentalité à l’avenir.
Conseils pour faire fonctionner la garde partagée
Il est essentiel de garder les lignes de communication ouvertes et d’avoir un plan pour élever votre enfant. La garde conjointe ne signifie pas que vous avez tous deux un droit de regard égal sur la façon dont votre enfant est élevé. Vous devez collaborer sur la manière dont l’enfant sera élevé, et vous devez passer du temps avec lui à tour de rôle. Essayez de trouver un équilibre entre vos droits et vos responsabilités en tant que parents, et veillez à ne pas vous oublier l’un l’autre lorsque l’enfant passe du temps avec l’autre parent.
Si vous avez besoin d’aide, il existe de nombreuses ressources pour vous aider. De nombreux tribunaux proposent des services de médiation ou des cours sur l’art d’être parent pour les couples en instance de divorce qui souhaitent travailler ensemble sur les modalités de la garde conjointe. Si cela ne fonctionne pas, il peut être utile de faire appel à un avocat spécialisé dans le divorce ou à un médiateur pour obtenir de l’aide.
Une nounou en garde partagée : une solution idéale
La garde partagée est une solution idéale, quand on est parents de jeunes enfants et que l’on n’a pas pu avoir une place en crèche ou bien que l’on n’a pas voulu y mettre son nouveau-né. En effet il s’agit d’une solution moins onéreuse que celle qui consiste à employer une nounou rien que pour son enfant. Là, le petit côtoie d’autres bambins, parfois plus jeunes ou plus vieux, mais aussi de son âge. Les parents, eux, ont le confort de payer moins cher, puisqu’ils partagent le montant de la facture avec les autres enfants. De plus, une nounou en garde partagée est quelqu’un qui va souvent rencontrer d’autres nounous, dans la journée, parce qu’elles apprécient toutes d’emmener les enfants qu’elles gardent jouer au parc, ou au moins prendre l’air. C’est l’occasion pour les tous petits de commencer la socialisation. Les nounous sont des personnes qui ont suivi une formation particulière et qui ont obtenu une certification qui leur permet de pouvoir tout anticiper, mais aussi de réagir à la moindre situation délicate avec un petit. Une nounou en garde partagée, c’est donc pour un couple une solution qui compte parmi les plus idéales. Eux aussi vont se lier à elle, au fil du temps et pas seulement leurs enfants.
Conclusion
La garde conjointe est une forme de garde d’enfants dans laquelle les parents partagent la responsabilité d’élever leurs enfants. La garde conjointe est différente de la garde exclusive car, dans ce cas, les deux parents continuent d’exercer une influence sur les décisions et les activités quotidiennes des enfants, alors que dans le cas de la garde exclusive, un seul parent est responsable de l’éducation des enfants.
Les défis de la garde partagée comprennent : la répartition du temps, la gestion des besoins et des horaires de l’enfant, et le maintien d’un sentiment de sûreté et de sécurité pour lui. Mais avec de la patience et des efforts, la garde partagée peut être une réussite. Pour que la garde partagée fonctionne, les parents doivent communiquer l’un avec l’autre, respecter le style parental de l’autre et travailler ensemble pour créer un calendrier viable.
La résidence alternée n’exclut pas le versement d’une pension alimentaire : même en cas de partage égal du temps, le juge aux affaires familiales peut en fixer une si les revenus des parents sont très différents, afin d’équilibrer le niveau de vie de l’enfant dans les deux foyers.
Pour finir, voici le témoignage d’une coach familiale réputée (également auteure et conférencière) qui explique les pièges à éviter pour le bonheur des enfants dans le cas de garde partagée :
Foire aux questions
En droit français, le terme officiel est « résidence alternée » et non « garde partagée » ou « garde conjointe », des expressions issues du langage courant. La résidence alternée est prévue par l’article 373-2-9 du Code civil depuis la loi du 4 mars 2002.
La résidence alternée peut être fixée d’un commun accord entre les parents, homologué par le juge aux affaires familiales, ou décidée directement par ce juge en cas de désaccord. L’intérêt de l’enfant reste le critère principal de décision.
Non, le Code civil n’impose ni parité stricte du temps ni rythme d’alternance hebdomadaire. Le calendrier peut être adapté à l’âge de l’enfant, à la distance entre les domiciles ou aux contraintes professionnelles des parents.
Les parents peuvent recourir à un médiateur familial pour trouver un accord amiable, souvent proposé par les tribunaux ou des associations spécialisées. En l’absence d’accord, le juge aux affaires familiales peut être saisi pour trancher.
Il s’agit d’une garde d’enfants mutualisée entre plusieurs familles qui emploient la même assistante maternelle ou nounou, ce qui réduit le coût pour chaque foyer. C’est une solution alternative à la crèche ou à une garde individuelle.
Oui. L’autorité parentale conjointe concerne les décisions importantes sur l’éducation et la santé de l’enfant, indépendamment du lieu où il réside habituellement. Un parent peut avoir la garde exclusive tout en partageant l’autorité parentale avec l’autre.
Oui, même en résidence alternée, une pension alimentaire peut être fixée par le juge si les ressources des parents sont déséquilibrées. Elle vise à garantir un niveau de vie équivalent à l’enfant dans les deux foyers.
Les parents doivent coordonner les emplois du temps, harmoniser leurs styles éducatifs et maintenir une communication régulière malgré la séparation. Un calendrier clair et des outils de coparentalité facilitent cette organisation.